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A la mode sushi Delson - Petits délices japonais, les sushis ont traversé 500 ans d'histoire et la moitié du globe avant de devenir un régal à la mode dans la région. Ces mets délicats sont faits de poisson cru accompagné de riz vinaigré et parfois roulé dans une feuille d'algue. Cette nourriture simple, saine et raffinée a déferlé tel un ouragan sur le paysage culinaire occidental. "Un jour, j'ai rencontré un chef dans un bar à sushi d'Amsterdam. Il m'a fait découvrir ces petites merveilles. J'en suis immédiatement tombée amoureuse. Pas du chef, mais des sushis!". lance Martine Borrelly, Maître-chef sushi depuis 15 ans. La Française d'origine enseigne aujourd'hui aux Québécois l'art de cette cuisine traditionnelle japonaise. Elle offre des cours à l'Académie culinaire de Montréal, aux particuliers et aux groupes. Le Reflet l'a rencontrée lors d'une séance de formation au Loblaws de Delson, lundi. Depuis près de cinq ans, le sushi a acquis ses lettres de noblesse au Québec. Sa popularité connaît une forte croissance depuis les deux dernières années alors qu'ils sont devenus plus abordables et plus faciles à trouver. Montréal compte des dizaines de restaurants offrant toutes sortes de combinaisons de poissons, de légumes et d'assaisonnements. La région y gagne aussi avec des restaurants asiatiques qui élargissent leur menu. Même certains supermarchés proposent aujourd'hui leur propre service de sushi.
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Propriétaire de Sasha Sushi à Candiac, Ba Tien Hoang se réjouit de ce nouveau goût chez les consommateurs. "C'est déjà très populaire à Montréal. Ça devrait aussi continuer à grossir dans notre région. Tout le monde en mange, les jeunes comme les vieux", dit le chef d'origine vietnamienne spécialisé dans la cuisine japonaise. Selon lui, les amateurs sont des connaisseurs. Ils savent repérer les mets frais et de qualité. La Maître-chef abonde dans le même sens. Elle ajoute que les vrais connaisseurs ne mangeront pas du riz préparé n'importe comment. "Les gens apprennent à apprécier celte cuisine. Ils s'y connaissent de plus en plus", indique-t-elle. Un choix santé Si le goût des sushis ravit les papilles gustatives, leur aspect santé n'est pas à négliger. En effet, les ingrédients contiennent beaucoup de valeurs nutritives. Ils sont faibles en gras et en calories, à peine 400 pour deux rouleaux (environ une portion). C'est également un repas rapide et facile à emporter. M. Hoang est capable de confectionner un rouleau en une minute. Comme il est petit, il se traîne aisément pour le dîner au-boulot, par exemple. D'ailleurs, les Japonais possèdent souvent des boîtes à lunch tout juste assez grandes pour porter deux sushis et un peu de sauce, affirme la Maître-chef. Tony Lapointe et Thérenne Desmeules, de Saint-Constant, ont assisté au premier des six cours de sushi de la Maître-chef Borrelly. Ils en mangent régulièrement depuis longtemps et souhaitent en préparer à la maison. "Nous aimons beaucoup aller manger au resto. Comme ce n'est pas plus cher d'en cuisiner à la maison, nous venons apprendre. Nous en mangerons encore plus si nous tes faisons nous-mêmes!", ont-ils dit. |
Variété infinie De nombreuses sortes de sushis s'offrent aux clients avides de découvertes. En fait, les combinaisons d'ingrédients sont infinies. Les sauces qui l'accompagnent sont aussi variées, comme le wasabi, un assaisonnement très épicé. De plus, de nouvelles recettes sont créées chaque année. D'ailleurs, Mme Borrelly travaille sur un rouleau à base de riz et de fleurs comestibles. Le sushi est divisé en quelques catégories qui varient selon les ingrédients utilisés. Servi en entrée, le sashimi désigne un assortiment de poissons crus accompagnés de sauce. Le maki-sushi est un rouleau de riz, de fruits de mer ou de légumes enroulés dans une feuille d'algue appelée non. Le nigiri-sushi est une bouchée de riz surmontée d'une lanière de poisson cru. Le chirashi-sushi est du riz garni de légumes, entres autres, servi dans un saladier. Le temaki-sushi est un cône d'algue roulé comme un cornet de crème glacée. L'origine de ce met raffiné remonte au Japon du 14e siècle environ. A l'époque, le riz servait simplement à conserver le poisson. Toutefois, il a vite été compris que le poisson parfumait le riz et lui conférait un goût particulier. La méthode actuelle de rouler à la main les ingrédients existe depuis le 19e siècle. Le sushi est synonyme de fraîcheur, de beauté et de goût. Les Japonais souhaitent qu'il comble tous leurs sens. "C'est vraiment un art. assure la Maître-chef Borrelly. Toutes les facettes de ce type d'alimentation sont très importantes. Par exemple, la tradition veut qu'un client insatisfait de l'apparence de son assiette puisse la retourner au chef." Journal Le Reflet |